mardi 8 avril 2014

Ouverture - Etienne Daho

Il n´est pas de hasard, Il est des rendez-vous, Pas de coïncidence, Allez vers son destin, L´amour au creux des mains, La démarche paisible, Porter au fond de soi, L´intuition qui flamboie, L´aventure belle et pure, Celle qui nous révèle, Superbes et enfantins, Au plus profond de l´âme Portée par l´allégresse, Et la douceur de vivre, De l´été qui commence, La rumeur de Paris, Comme une symphonie, Comme la mer qui balance. J´arrive au rendez-vous, Dans l´épaisse fumée, Le monde me bouscule, Réfugiée dans un coin, Et observant de loin, La foule qui ondule, Mais le choc imminent, Sublime et aveuglant, Sans prévenir arrive. Je m´avance et je vois, Que tu viens comme moi, D´une planète invisible, Où la pudeur du cœur, impose le respect, La confiance sereine Et en plus tu t´ouvres à moi, Et en plus je m´aperçois, Que lentement je m´ouvre, Et en plus je m´ouvre à toi, Et en plus je m´aperçois, Que lentement je m´ouvre. il fut long le chemin, Et les pièges nombreux, Avant que l´on se trouve, Il fut le long le chemin, Les mirages nombreux, Avant que l´on se trouve. Ce n´est pas le hasard, C´est notre rendez-vous, Pas une coïncidence.

mardi 11 février 2014

Et voilà, Monsieur, tout le problème

Et voilà, Monsieur, tout le problème : avoir en soi la réalité inséparable et la clarté matérielle d’un sentiment, l’avoir au point qu’il ne se peut pas qu’il ne s’exprime, avoir une richesse de mots, de tournures apprises et qui pourraient entrer en danse, servir au jeu ; et qu’au moment où l’âme s’apprête à organiser sa richesse, ses découvertes, cette révélation, à cette inconsciente minute où la chose est sur le point d’émaner, une volonté supérieure et méchante attaque l’âme comme un vitriol, attaque la masse mot-et-image, attaque la masse du sentiment, et me laisse, moi, pantelant comme à la porte de la vie. Antonin Artaud – Lettre à Jacques Rivière, 6 juin 1924

dimanche 27 janvier 2013

Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je trainais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière des gens qui m’intéressent, parce que les seules personnes qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de découvrir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bailler ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles (...).
J. Kerouac, Sur la route, Galiimard, 1960, p.76

mercredi 14 novembre 2012

Pour lui l’amour ne se donne ni ne se prend, il se subit comme un martyre où se consume son impossible ardeur.
Dr henry Ey, 1958

vendredi 13 juillet 2012

Pauvreté

Si un État veut éviter la désintégration sociale, il doit veiller à ne tolérer aucune augmentation de l’extrême pauvreté comme de l’extrême richesse dans quelque partie que ce soit du corps social, parce que l’un comme l’autre conduisent au désastre. C’est pourquoi le législateur doit veiller à fixer clairement les limites acceptables de la richesse comme de la pauvreté.
Platon, Les Lois

mardi 3 juillet 2012

Renoncer à l'autre imaginaire

Renoncer à l'autre imaginaire. Comment sait-on que le lien aimant est parasité par une image idéale de l'autre? C'est qu'on a mal à l'altérité de la personne aimée. Elle est toujours autre que ce que nous aimerions qu'elle soit, ailleurs que là où nous voudrions. Nous allons de déception en déception, persuadés qu’elle s'ingénie à nous frustrer. Nous ne parvenons pas à concrétiser le type de relation que nous avions en tête: une vraie amitié, un amour digne de ce nom, ce n'est pas cela! Le souffle d'amour pousse à tenter autre chose: se concentrer sur autrui tel qu'il est, renoncer à ce dont on avait rêvé. "Il s'agit, dans l’amour que l'on porte à un homme particulier et réel, note, Kierkegaard, de ne pas faire intervenir une idée imaginaire sur la façon dont, croit-on, il doit être ou dont on voudrait qu'il fût. Car si on le fait, on n'aime pas l'homme que l'on voit mais quelque chose d'invisible, sa propre idée ou telle autre fantaisie".
Lytta Basset, Aimer sans dévorer, Albin Michel, , pge 217

vendredi 8 juin 2012

Le XIXe siècle a été celui de la psychose. Le XXe siècle a été celui de la névrose. Le XXIe siècle sera-t-il celui de la perversion?
Philippe van Meerbeeck, Dieu est-il inconscient? Éditions de Boeck